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[Tendance N°2]: Nécessité de la peur, illusions de l’égo, moment présent

nécessité de la peur

La période actuelle de reconfinement imposée par le gouvernement amène de nombreux Français a devoir faire face à eux-mêmes et à leur réalité intérieure, qu’ils avaient encore la possibilité de fuir il y a quelques temps encore en se réfugiant dans le consumérisme matérialiste à profusion ou le nombre débordant d’activités extérieures qu’ils pouvaient exercer. Parmi les émotions collectives (et individuelles) qui ressurgissent principalement, la peur s’installe tranquillement et progressivement chez un grand nombre de personnes. Mais quelle est sa légitimé, sa nécessité et ses possibilités ?

De la nécessité de la peur

La peur est une des émotions fondamentales que nous expérimentons tous au cour de notre vie. Sur fond de “soupe anxiogène” diffusée sur certains médias à longueur de journée, et de manipulation de masse, cette période est une aubaine pour que le sentiment de peur collective s’installe chez tout un chacun.

Outre la peur du Covid-19 et des séquelles que ce virus peut avoir pour vous et votre famille, plus de Français, confinés, sont amenés à suivre de plus près les médias informatifs. Autant dire que si vous regardez un journal d’informations pour une durée de , disons, 30 minutes, le nombre d’informations visuelles et auditives négatives que votre inconscient enregistre est impressionnant:

  • Crise pandémique mondiale
  • Terrorisme
  • Chômage de masse
  • Hausse de la délinquance et du sentiment d’insécurité

La liste est loin d’être exhaustive, et toutes ces informations externes que vous enregistrez viennent nourrir votre état interne (peur en elle-même), et vos processus internes (croyances, dialogue intérieur à propos du présent et de l’avenir). Le tout bien sûr sur une montée de l’individualisme qui vous isole un peu plus dans votre état émotionnel.

Un bilan certes peut réjouissant, mais, la bonne nouvelle, c’est que cette prise de recul et cette conscientisation vous permet d’ores et déjà de reprendre le contrôle de ce process en le transformant.

Transformer la peur et la frustration en capacité de créativité

créativité

Si vous lisez cet article que je suis en train de rédiger, c’est que vous savez déjà que vous avez la possibilité d’agir sur vous même. Et, en réalité, rien n’est figé, et tout est transformable, si l’on arrive à voir les opportunités de développement personnel offertes par le confinement.

Et, vous avez en fait tout à fait le choix quant à la manière dont vous vivez la situation.

Le premier choix que vous avez est rester dans la victimisation: Vous alimentez votre peur chaque jour un peu plus, et conforter vos croyances en la partageant avec ceux que vous croisez. C’est le pire des scénarios pour vous-mêmes. C’est la cas par exemple des personnes pratiquant la ghettoïsation de leur habitat (portails immenses, caméras de sécurité, haies très hautes…), ce qui retranscrit un niveau de peur très élevé.

Le second choix (et le plus bienveillant de vous à vous) est transformer votre peur en d’autres capacités. En mettant votre temps à profit, vous pouvez développer votre capacité de créativité, et ainsi réduire votre sentiment de frustration.

Autant dire que les possibilités auxquelles sont nombreuses:

  • Vous initiez à la pratique d’un instrument ou d’un art
  • Découvrir la pratique d’un sport
  • Repenser votre maison et son aménagement (vous intéresser au Feng-Shui par exemple)
  • Pratiquer l’éveil via la méditation

En fait, il vous suffit d’aller chercher au plus profond de vous-mêmes tout ce que vous avez toujours voulu faire mais que vous n’avez jamais eu le temps de faire, le seul périmètre restreignant étant celui de la localisation (due au confinement).

Illusions de l’égo

illusions de l'égo

La peur est générée directement certes par votre inconscient, mais aussi et majoritairement par votre égo. Plus votre égo est fort, plus fort sera votre peur, et plus vous serez dans la spiritualité, plus vous en serez détachés.

J’appelle pour ma part l’égo “le petit soi”. En fait, le processus de l’égo débute très tôt (à l’enfance), les enfants marquant la possession des biens matérialistes (“c’est à moi, c’est le mien”) mais aussi la supériorité par rapport à l’autre (“je suis meilleur que toi”).

Ce process continue en général tout au long de l’adolescence et de l’état adulte, ces derniers luttant en général pour avoir la meilleure situation professionnelle possible et une plus grosse maison et voiture que son voisin.

Se sentir supérieur ou avoir mieux réussi que son voisin permet en réalité de venir combler une faille spirituelle et narcissique, mais l’égo vous donne l’illusion que vous avez réussi. Car, en réalité, les possessions matérialistes (si on peut admettre qu’un pacha vit mieux qu’un SDF) sont soumises à la loi de l’impermanence (elle naissent , ont un cycle de vie, et meurent). Les récentes catastrophes naturelles dans la région de Nice en sont l’illustration même: une vie peut basculer du jour au lendemain, alors que l’on pensait que tout était acquis et établi.

Il en est de même pour un mariage, une situation professionnelle, un état de santé. l’égo vous donne l’illusion que tout est stable et acquis, et il génère de la peur si tout évènement ou accident de la vie venait compromettre la réalité que vous avez établi et que lui vous fait penser comme stable.

C’est la raison pour laquelle les personnes traversant des épreuves de la vie remettant en question les modèles établies par l’égo s’ouvrent spirituellement. En fait, leur égo perd du pouvoir et ils ressortent grandis des épreuves qu’ils ont pu traversées, le développement spirituel et personnel étant souvent la seule voie possible de survie, avec souvent une dépression au préalable (la dépression venant nous indiquer que quelque chose ne vas pas dans notre mode de fonctionnement, ou que nous sommes “bloqués” dans un process de pensée qui ne nous apporte pas la solution). La remise en question personnelle est dès lors indispensable pour pouvoir survivre et s’adapter.

L’égo intervient aussi souvent dans l’illusion d’une relation future lorsqu’on est seul. Le fantasme d’une personne idéale dans sa vie étant de par nature inaccessible dans la réalité, les personnes célibataires dans ce schéma interne finissent par rester seules, l’illusion n’étant pas réalisable dans la vraie vie. Il faut donc conscientiser qu’une relation est avant tout la découverte et l’acceptation de la personne , d’une compagne ou d’un compagnon, avec ses qualités mais aussi ses défauts, et des aspects d’elles qui ne vous plairont pas, ou ne colleront pas avec votre réalité.

Vous seuls pouvez avoir cette remise en question, et il est important de comprendre que vous êtes responsable de vos états internes, quelque soit ce que vous traversez dans la vie.

Vivre dans le moment présent: une possibilité offerte à tous

moment présent

En vouloir toujours plus , posséder toujours plus, est une belle illusion de l’égo par rapport au bonheur. Il vous projette dans une réalité future qui n’existe pas à l’heure actuelle, encouragée par la création de besoins matérialistes générés par le modèle néo-capitaliste libéral.

Mais, cela demeure une illusion au bonheur aussi. C’est la raison pour laquelle de nombreuses personnes ont tout sur le plan matériel, mais ne sont pas heureuses. Mais, voulez-vous avoir toujours plus, ou vous sentir bien intérieurement ? Et si vous vous sentez bien intérieurement, la question devient alors : quelle est la nécessité d’avoir plus ?

Vous voyez, ressasser son passé ou se projeter dans un futur qui n’existe pas encore n’est qu’une illusion au bonheur. Le bonheur se trouve dans le moment présent, et comment vous vous sentez dans le moment présent.

Et même si vous vous sentez mal au moment présent, la bonne nouvelle c’est que vous êtes responsables de vos états internes. Vous pouvez donc entreprendre une thérapie sous la forme qui vous convient. Il y a certains états internes dont on ne peut se défaire seul. Consulter peut donc devenir la meilleure option.

Plus vous deviendrez responsables de vos états internes et de comment vous vous sentez dans le moment présent, plus vous serez libres et heureux.

Vous êtes donc, comme le disait Nelson Mandella “le capitaine de votre âme”.

Yvan Dupuy

Hypnothérapeute et psychopraticien

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